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1. EN RÉSUMÉ : CE QUI CHANGE PAR RAPPORT À LA TITAN CLAUDIA
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| Élément | Titan Claudia | Titan Claudia 2 |
| Hauteur au sommet | 150 m | 223 m (antennes comprises) |
| Rotor | 5 étages, 80 × 80 m, 4 MW | 8 étages, 80 × 128 m, 6,4 MW, deux générateurs de 3,2 MW |
| Tenue du mât | Par le bas seulement | Aux deux bouts : roulement haut au moyeu d'un trépied |
| Sommet | Rien | Chapeau photovoltaïque de 30 m, petite éolienne de 200 kW, antennes télécom |
| Photovoltaïque | Façade + flottant (dans le noir) | Façade, toit du tronc, mât, bras des pales, chapeau, ombrières : 3,4 MWc |
| Planchers | 8 niveaux, 12 000 m² | 15 niveaux, 23 000 m² louables |
| Au sol | Quai nu | 6 000 m² d'ombrières, environ 240 places, 48 bornes de recharge |
| Production nette, côte à 7 m/s | 10,8 GWh (corrigée) | 20,3 GWh |
| Investissement en série | 23,2 M€ (corrigé) | 48,7 M€ |
| Prix du kWh, électricité seule | 167 €/MWh | 149 €/MWh |
| Bénéfice net par an (électricité à 150 €/MWh) | 2,5 M€ | 5,2 M€ |
Sur une côte ordinaire (7 m/s de vent moyen à 20 m), la tour produit 20,3 GWh nets par an, la consommation électrique de 6 000 à 7 000 foyers. Sur une côte ventée (8 m/s : Bretagne, mer du Nord, Atlantique nord), 24,6 GWh.
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2. LE ROTOR À 8 ÉTAGES ET LE TRÉPIED
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Dans la Titan Claudia, le mât du rotor n'était tenu que par le bas, comme un poteau planté. Le vent qui pousse sur 80 m de rotor le fait travailler comme un levier, et c'est le roulement du bas qui encaisse la flexion. C'est exactement ce qui a fait arrêter la grande éolienne Darrieus Éole, au Québec, en 1993 : la fatigue du roulement bas.
La Titan Claudia 2 ajoute un trépied : trois pieds droits en treillis métallique, plantés à 120° les uns des autres à 58 m de l'axe, qui montent en se rapprochant légèrement jusqu'à 50 m de l'axe à 202 m de haut. Un anneau triangulaire relie leurs sommets, et trois poutres en étoile vont de l'anneau à un moyeu central qui porte le roulement haut du mât. Le mât est désormais tenu aux deux bouts : la flexion et la fatigue du roulement bas sont divisées, et le rotor peut être beaucoup plus haut sans casser. Le bout des pales est à 40 m de l'axe et les pieds à 50 m au plus près : il reste 10 m de dégagement, assez pour éviter le choc de pression à chaque passage de pale.
Les haubans, la solution classique des éoliennes Darrieus, ne marchent pas ici : des câbles partant du haut du mât traverseraient la zone balayée par les pales, sauf à les ancrer à plus de 300 m. Le poids du rotor reste porté par le roulement du bas ; le roulement haut ne reprend que les efforts latéraux, qui sont ceux qui usent.
Grâce au trépied, on passe de 5 à 8 étages de quatre pales de 16 m. Le rotor fait 80 m de diamètre sur 128 m de haut, de 70 à 198 m. La surface balayée passe de 6 400 à 10 240 m², et les étages ajoutés sont en haut, là où le vent est le plus fort : 9,4 m/s à 160 m et 9,6 m/s à 190 m quand il souffle à 7 m/s à 20 m. Chaque étage ajouté produit 2,2 à 2,4 GWh par an pour environ 1,9 M€ : c'est le kWh supplémentaire le moins cher de toute la tour, moins de 100 €/MWh.
| Étages | Hauteur du rotor | Puissance | Production du rotor |
| 5 (Titan Claudia) | 70 à 150 m | 4,0 MW | 11,3 GWh |
| 6 | 70 à 166 m | 4,8 MW | 13,5 GWh |
| 7 | 70 à 182 m | 5,6 MW | 15,8 GWh |
| 8 (Titan Claudia 2) | 70 à 198 m | 6,4 MW | 18,2 GWh |
Pourquoi pas 9 ? La tour approcherait 240 m. Au-delà de 200 m, il faut l'accord de l'aviation civile et rester loin des aéroports, et on entre dans la catégorie des gratte-ciel record. Huit étages est le maximum raisonnable.
La génératrice reste en bas, au sommet du tronc à 70 m, accessible par l'ascenseur. Elle est coupée en deux machines de 3,2 MW : par vent faible, une seule tourne, à meilleur rendement ; si l'une tombe en panne, l'autre continue à demi-puissance. Une génératrice en haut du mât ne produirait pas plus (l'énergie vient du vent capté par le rotor, pas du nombre de machines), et elle pèserait une centaine de tonnes à 200 m sans ascenseur pour l'entretien.
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3. LE SOMMET : CHAPEAU SOLAIRE, PETITE ÉOLIENNE, ANTENNES
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Au-dessus du moyeu, un chapeau de 30 m de diamètre protège le roulement haut. Il est couvert de 150 kWc de panneaux, à plat et en plein soleil : 0,135 GWh par an. La structure du chapeau est là de toute façon ; les panneaux seuls coûtent 0,2 M€, soit environ 100 €/MWh.
Sur le chapeau tourne une petite éolienne verticale de 20 m de diamètre et 14 m de haut, 200 kW, avec son propre générateur et sa propre vitesse. Un neuvième étage plus petit sur le même mât marcherait mal : toutes les pales du mât tournent à la même vitesse, et des pales plus près de l'axe seraient trop lentes pour bien porter. La petite éolienne produit environ 0,55 GWh par an, à environ 130 €/MWh.
Au centre de la petite éolienne passe un poteau fixe qui monte à 223 m et porte les antennes. Un point haut de 223 m sur un port intéresse les quatre opérateurs mobiles, la radio FM, la TNT et les services maritimes. Les baies électroniques sont au local technique à 70 m, accessible par l'ascenseur ; seules les têtes radio et la fibre montent au sommet. Un emplacement se loue de l'ordre de 10 000 à 20 000 € par an et par opérateur : on compte 0,1 M€ par an pour l'ensemble, pour 0,35 M€ d'installation. On peut aussi louer tout le sommet à une société de pylônes comme TDF ou Cellnex.
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4. LE PHOTOVOLTAÏQUE : PARTOUT OÙ IL COÛTE PEU
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| Surface | Puissance | Production par an | Coût | Prix du kWh |
| Ombrières au sol, 6 000 m² | 1,25 MWc | 1,25 GWh | 1,4 M€ | environ 75 €/MWh |
| Toit du tronc, 1 400 m² | 0,29 MWc | 0,28 GWh | 0,37 M€ | environ 90 €/MWh |
| Chapeau, 700 m² | 0,15 MWc | 0,135 GWh | 0,2 M€ (panneaux seuls) | environ 100 €/MWh |
| Bras des pales, 2 400 m², couche mince souple | 0,46 MWc | 0,41 GWh | 0,91 M€ | environ 150 €/MWh |
| Mât de 70 à 198 m, souple | 0,38 MWc | 0,19 GWh | 0,61 M€ | environ 215 €/MWh |
| Façade bifaciale du tronc, 4 600 m² | 0,92 MWc | 0,56 GWh | 1,72 M€ | environ 210 €/MWh |
| Total | 3,4 MWc | 2,8 GWh | 5,2 M€ | |
Les ombrières occupent un croissant au sud, à l'est et à l'ouest de la tour, entre 35 et 75 m de l'axe ; au nord, la tour de 200 m ferait trop d'ombre. Portiques en acier galvanisé ou en bois lamellé-collé de 4,5 m de haut, panneaux bifaciaux inclinés de 10°, calcul au vent de bord de mer. Dessous : environ 240 places de stationnement, la logistique des vélos cargo, une zone d'attente pour les ferries. C'est le solaire le moins cher de la tour, et en France la loi APER de 2023 oblige de toute façon à couvrir la moitié des parkings extérieurs de plus de 1 500 m².
Les bras horizontaux qui relient les pales au mât voient le ciel comme un toit : ils reçoivent environ 85 % de ce que reçoit un panneau bien incliné. Les cellules sont en couche mince (CIGS), qui supporte la flexion mieux que le silicium, intégrées dans la peau composite du bras. Les câbles passent dans le bras, rejoignent le mât et descendent jusqu'au collecteur tournant, le même que pour le mât. Le point à valider en essai est la fatigue : le bras fléchit un peu à chaque tour, environ 20 000 fois par jour. On prévoit de remplacer ces cellules vers 12 à 15 ans.
Le toit du tronc remplace les panneaux flottants de la première version : le bassin a le diamètre du pied de la tour, sa couverture est le plancher du rez-de-chaussée, et des panneaux posés sur son eau ne verraient jamais le soleil. Le toit, lui, est presque en plein soleil : les pales passent à l'extérieur, à 40 m de l'axe, seuls les bras passent au-dessus. Dans cette version, on cherche la rentabilité plutôt que le confort : la terrasse publique cède la place aux panneaux.
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5. LE TRONC : 15 NIVEAUX ET 23 000 M² LOUABLES
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Huit planchers dans 70 m, c'était près de 9 m par étage. Un bureau demande 4 m, un centre de données 5 à 6 m. Sans toucher à la hauteur du tronc :
| Niveau | Hauteur | Usage | Loyer retenu |
| Rez-de-chaussée | 6 m | Hall, batterie dans un local coupe-feu, logistique, parking relais | 60 €/m²/an |
| 2 niveaux | 5,5 m chacun | Centre de données de 2 MW | 120 €/m²/an |
| 12 niveaux | 3,8 m chacun | Bureaux, ateliers | 120 €/m²/an |
| Sommet du tronc | environ 5 m | Local des générateurs, baies télécom, toit solaire | |
Le tronc fait 60 m de diamètre au sol et 44 m au sommet. On retire de chaque niveau le noyau central (mât, ascenseurs, escaliers) et un puits de lumière : il reste environ 27 000 m² bruts et 23 000 m² louables. Le centre des grands planchers est sombre : il reçoit les serveurs, le stockage, les sanitaires et les réseaux. Le bâtiment est un immeuble de grande hauteur (IGH), avec ses règles incendie, comme l'était déjà la première version. Des logements sont possibles dans les niveaux hauts, mais le calcul retient des bureaux : moins de contraintes avec un rotor au-dessus.
Les quelque 13 000 m² louables ajoutés (15 000 m² bruts) coûtent environ 8,3 M€ et rapportent environ 1,2 M€ nets par an : ils se remboursent en 7 ans.
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6. LE BASSIN, LA BATTERIE, LA CHALEUR ET LE FROID
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Le bassin de 8 500 m³ garde ses rôles de la première version, sauf les panneaux flottants : réserve d'eau de pluie (celle du toit, du chapeau et des ombrières), stockage de chaleur à 35 à 45 °C, refroidissement des serveurs par échangeur à eau de mer, vidange d'urgence vers la mer en vingt minutes par tempête. La batterie sodium-ion de 8 MWh et 4 MW lisse la production et alimente les bornes rapides aux heures de pointe. Le centre de données de 2 MW reste la charge pilotable qui consomme quand le vent souffle et réduit quand il tombe.
La tour a déjà plus de chaleur qu'elle n'en peut vendre : le centre de données en produit 17 GWh par an, et le réseau de chaleur du quartier n'en absorbe que la moitié. Deux options, non comptées dans le bilan, peuvent en tirer davantage :
* Une pompe à chaleur qui remonte la chaleur des serveurs de 35 à 45 °C vers 65 à 70 °C, pour la vendre aux réseaux de chaleur classiques et aux immeubles anciens, surtout l'hiver.
* Un réseau de froid à l'eau de mer : l'été, une machine frigorifique rejette sa chaleur dans la mer au lieu de l'air et consomme deux à trois fois moins qu'une climatisation classique, avec l'électricité de la tour. Le même réseau chauffe l'hiver et rafraîchit l'été. Le réseau Thassalia, à Marseille, le fait depuis 2016 pour les bureaux d'Euroméditerranée.
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7. LES CHIFFRES : COÛT, RECETTES, REMBOURSEMENT
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Coût en série (à partir de la dixième tour identique) :
| Poste | M€ | Remarque |
| Rotor 8 étages à pas cyclique, mât, deux générateurs de 3,2 MW | 15,2 | 2,4 M€/MW : prototype industriel |
| Trépied en treillis, anneau, étoile, roulement haut | 5,0 | Net de l'économie sur le mât, qui travaille moins |
| Tronc : exosquelette et 15 niveaux | 15,8 | 7,5 pour la première version + 8,3 pour les niveaux ajoutés, hors aménagement des locataires |
| Photovoltaïque : façade, toit, mât, bras, chapeau | 4,2 | Structure du chapeau comprise |
| Ombrières photovoltaïques | 1,4 | 1 100 €/kWc |
| Bornes de recharge : 40 de 22 kW, 8 de 150 kW | 1,15 | Raccordement compris |
| Batterie sodium-ion 8 MWh / 4 MW | 2,4 | 300 €/kWh installé |
| Bassin, échangeur mer, vannes | 0,6 | |
| Petite éolienne 200 kW | 0,9 | |
| Poteau et emplacements d'antennes | 0,35 | |
| Raccordement HTA, études, pilotage | 1,8 | |
| Total | 48,7 | La première tour : 58 à 61 M€ |
Production, côte à 7 m/s :
| Source | GWh par an |
| Rotor 8 étages | 18,2 |
| Photovoltaïque (toutes surfaces) | 2,8 |
| Petite éolienne | 0,55 |
| Consommation propre de la tour (ascenseurs, pompes, pertes de la batterie) | -1,3 |
| Production nette | 20,3 |
Recettes par an, hypothèses retenues :
* Recharge électrique : 1,24 GWh vendus à 0,29 €/kWh hors TVA (bornes lentes) et 0,42 €/kWh (bornes rapides), moins les taxes sur l'électricité : 0,44 M€, moins 0,08 M€ d'exploitation.
* Loyers : 2,6 M€ bruts, avec 90 % d'occupation et 8 % de charges non refacturables : 2,2 M€ nets.
* Chaleur vendue au quartier : 0,35 M€. Stationnement sous les ombrières : 0,1 M€. Antennes : 0,1 M€.
* Électricité restante : 19 GWh, vendus au réseau (90 €/MWh) ou au centre de données et en vente locale (150 €/MWh).
* Entretien et exploitation : 0,76 M€ par an (2 % des machines tournantes et de la batterie, 1 % du reste, assurance).
| Scénario | Côte 7 m/s | Côte 8 m/s |
| Production nette | 20,3 GWh | 24,6 GWh |
| Prix du kWh, électricité seule, 4 % sur 30 ans | 149 €/MWh | 122 €/MWh |
| Prix du kWh, électricité seule, 3 % sur 35 ans (public) | 127 €/MWh | 105 €/MWh |
| Électricité vendue au réseau à 90 €/MWh | 4,0 M€ nets par an, remboursée en 12,1 ans | 4,4 M€ nets par an, remboursée en 11,0 ans |
| Électricité vendue localement à 150 €/MWh | 5,2 M€ nets par an, remboursée en 9,4 ans | 5,8 M€ nets par an, remboursée en 8,3 ans |
| Rendement sur 30 ans (150 €/MWh) | 10,0 % | 11,5 % |
Lecture honnête : la Titan Claudia 2 double tout, l'investissement, la production, les loyers et le bénéfice. Elle ne se rembourse pas plus vite que la première version recalculée avec les mêmes hypothèses (9,2 ans à 150 €/MWh), mais elle produit un kWh moins cher et rapporte deux fois plus chaque année. Les 7,8 ans annoncés sur la première page étaient trop optimistes : panneaux flottants dans le noir, 100 % d'occupation et aucune charge. Ce qui rapporte le plus vite : les étages d'éolien, les niveaux ajoutés, les bornes de recharge, les ombrières et le toit solaire, tous remboursés en 7 ans ou moins. Ce qui pèse : le trépied, qui est le prix de la fiabilité du rotor et de ses trois étages en plus.
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8. DENSITÉ ET PRODUCTION LOCALE
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| Critère | Titan Claudia 2 | Hydroloop V8 | Éolien en mer (parc de 500 MW) | Ferme solaire au sol | Parc éolien terrestre |
| Production par an | 20 à 25 GWh | 210 GWh | 2 000 GWh | 1 GWh par hectare | selon la taille |
| GWh par km² d'emprise | environ 1 900 (cercle du trépied, 1 ha) | 26 | 29 (en mer) | environ 100 | environ 20 |
| Prix du kWh | 105 à 150 €/MWh | 31 à 37 €/MWh | 60 à 90 €/MWh | 40 à 85 €/MWh selon le pays | 35 à 90 €/MWh selon le pays |
| Ce qu'elle apporte en plus | 23 000 m² louables, recharge, chaleur, antennes | Électricité à heure choisie | Volume | Rien | Rien |
Sur le même hectare, la tour produit environ 20 fois plus qu'une ferme solaire et 100 fois plus qu'un parc éolien terrestre, et elle loge 23 000 m² de bâtiment. Elle produit là où l'électricité est consommée : le réseau français perd environ 6 à 7 % de l'électricité entre la centrale et le client, et l'électricité consommée sur place paie peu ou pas de frais de réseau. C'est ce qui justifie le scénario à 150 €/MWh. La tour reste reliée au réseau du quartier, pour vendre ses surplus et acheter quand il n'y a ni vent ni soleil. L'
Hydroloop V8 reste la centrale la moins chère, loin des villes ; la Titan Claudia 2 est le bâtiment qui produit en ville, sur un quai.
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9. PISTES ÉTUDIÉES ET ÉCARTÉES
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* Dôme solaire de 100 m sur le trépied : environ 1,3 GWh pour 12 à 15 M€, soit environ 500 €/MWh. Au sol, le panneau coûte plus que son support ; sur un dôme à 170 m qui doit résister à plus de 1 000 tonnes d'arrachement par tempête, la structure coûte cinq à huit fois le panneau. Le dôme ferait aussi de l'ombre au mât, aux bras et au chapeau.
* Dôme tournant avec sa propre génératrice : un dôme vu de côté n'offre au vent qu'une bande de 8 à 15 m de haut. Des vagues sur le dessus ne le font pas tourner, des pales horizontales non plus. Des pales verticales sous son bord produiraient environ 1,5 GWh, mais il faudrait un rail circulaire de 100 m comme pour un radiotélescope : 450 à 500 €/MWh.
* Photovoltaïque sur les pales : environ 0,08 GWh pour 0,45 M€, et un risque sur l'aérodynamique de la pièce la plus importante de la tour.
* Photovoltaïque sur les pieds du trépied : surfaces verticales, rondes, à moitié à l'ombre, environ 250 €/MWh, et presque pas de surface sur un treillis.
* Tuyaux noirs sur les pieds pour chauffer de l'eau : la tour a déjà trop de chaleur l'été, le vent refroidit les tubes à 200 m, et une colonne de 200 m impose 20 bars au pied.
* Monter de l'eau à 200 m pour la refroidir : l'air n'y est que 1,3 °C plus frais qu'au sol. La mer est la bonne source de froid.
* Parking souterrain sous le bassin : sur un quai, il serait dans la nappe d'eau salée, à 45 000 à 60 000 € la place, remboursé en 55 à 75 ans, et souvent interdit par les plans de prévention des risques littoraux.
* Deuxième génératrice en haut du mât : pas plus de production, une centaine de tonnes à 200 m.
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10. POINTS DE VIGILANCE
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* Le rotor H à pas cyclique de 80 m n'existe pas. Le pas cyclique existe à petite échelle (propulseurs Voith-Schneider, prototypes de 50 à 500 kW). À cette taille, c'est un programme de recherche de 5 à 8 ans avant la première tour.
* Le mât fait 128 m entre ses deux roulements : il faudra vérifier qu'il n'entre pas en résonance avec le passage des pales. Le roulement haut aide beaucoup, le calcul reste à faire.
* La fatigue : une pale verticale voit son angle d'attaque changer deux fois par tour, 20 000 fois par jour, pendant 25 ans. Le pas cyclique le réduit, il ne l'annule pas. Même remarque pour les cellules des bras.
* La hauteur : un obstacle de 223 m demande l'accord de l'aviation civile, un balisage de jour et de nuit, et l'éloignement des aéroports.
* Les antennes : le passage des pales peut perturber certaines fréquences, surtout les radars. Les opérateurs demanderont une étude.
* Le vent en ville est plus faible et plus turbulent qu'en pleine côte : les 7 m/s supposent un quai ouvert sur la mer. À 6 m/s, la production tombe à environ 15 GWh et le kWh dépasse 200 €/MWh.
* La réglementation : un immeuble de grande hauteur avec une machine tournante au-dessus de planchers occupés n'entre dans aucune case. Il faudra une appréciation technique d'expérimentation et l'accord des pompiers sur le local batterie.
* Le coût du tronc est celui d'une structure livrée nue : les loyers de 120 €/m² supposent 400 à 600 €/m² d'aménagement, à la charge des locataires.
* Les chiffres en série supposent dix tours identiques. La première coûtera 58 à 61 M€.
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11. CONCLUSION
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La Titan Claudia 2 prend la première version et pousse chaque idée là où elle rapporte : trois étages d'éolien de plus grâce à un trépied qui tient le mât aux deux bouts, du photovoltaïque seulement là où il coûte peu, deux fois plus de planchers, de la recharge électrique et des antennes. Elle produit 20 à 25 GWh par an sur un hectare, loue 23 000 m², et se rembourse en 9 à 12 ans. Ce n'est toujours pas une centrale électrique pure : c'est un bâtiment qui produit, lisse, chauffe et se loue, et c'est comme ça qu'il doit être jugé. Les plans sont libres de droit.
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SOURCES
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Titan Claudia, la première version
Ce que les tours Titan nous ont appris
Hydroloop Muhleisen 2026 V8, la centrale la moins chère
Le plan mondial : décarboner 50 % de l'électricité en 10 ans
Wikipédia : éolienne à axe vertical, dont l'éolienne Éole de Cap-Chat
Wikipédia : propulseur Voith-Schneider, le pas cyclique à l'échelle industrielle
Wikipédia : accumulateur sodium-ion
Wikipédia : thalassothermie, dont la centrale de Marseille
Légifrance : loi APER du 10 mars 2023, ombrières sur les parkings
IRENA : coûts de production des renouvelables en 2024
Olivier Muhleisen en collaboration avec Claude (Anthropic), octobre 2026. Plans libres de droit, open source.