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1. LE POINT DE DÉPART : 18 000 TWh FOSSILES À REMPLACER, ET UNE PREMIÈRE ESTIMATION À 10 %
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Le monde produit environ 32 000 TWh d'électricité par an, dont 57 % en brûlant du charbon, du gaz ou du pétrole : 18 240 TWh fossiles, 14 à 15 milliards de tonnes de CO2. Les 43 % restants, hydraulique, nucléaire, éolien, solaire, n'ont pas besoin d'être remplacés. C'est donc sur 18 240 TWh que ce plan se mesure, pas sur 32 000 : remplacer la moitié des fossiles, c'est 9 000 TWh, soit 28 % de l'électricité totale.
Une première estimation, faite avec une autre IA, a compté les bâtiments : 216 000 hôpitaux, 615 000 grandes surfaces, 7,5 millions d'usines, 44 000 aéroports, 1 000 grands ports, 60 000 stades. Un module industriel par site donnait 740 TWh, 2,3 % de l'électricité mondiale ; cinq modules par usine, 3 300 TWh, 10 %. L'arithmétique était juste, mais elle avait trois défauts que cette page corrige :
* Elle appliquait partout la production d'un site côtier (83 000 à 92 000 kWh par module) ; une usine de plaine fait moins.
* Elle espaçait les mâts de 18 m alors qu'un rotor de 18 m de long qui s'oriente balaie un cercle de 18 m : deux machines à 18 m se toucheraient. Il faut 36 m.
* Surtout, elle comptait des bâtiments, alors qu'il faut compter du foncier dégagé, venté et déjà raccordé. Les fermes, les pylônes, les friches et les parcs éoliens ne sont pas des bâtiments, et ce sont les plus gros gisements de la planète.
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2. LA MACHINE DU PLAN : LA VERSION INDUSTRIELLE SUR UN MÂT DE 20 M, À CÔTÉ DU BÂTIMENT, PAS DESSUS
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La
version industrielle : un rotor orientable de 6 m de diamètre sur 18 m de long, 14 kWc de panneaux bifaces sur le rotor, 10 kW d'éolien, et sous la machine un champ au sol de 48 kWc sur le cercle balayé. 62 kWc de solaire et 10 kW d'éolien par module, 280 m² d'emprise. Sa page la calcule à +5 m de surélévation : 83 251 kWh par an à 5,5 m/s de vent à 10 m, 91 720 à 6,5 m/s, pour 57 187 € posé.
Le plan change une chose : le mât. Trois raisons :
* La toiture. Le rotor pèse plusieurs tonnes, mais ce n'est pas le poids qui compte, c'est le vent : 100 m² de prise au vent en tempête, c'est plusieurs tonnes de poussée en tête de mât, un moment de renversement de dizaines de tonnes-mètres, et des vibrations toute l'année. Une dalle béton d'hôpital ou de parking silo l'accepte ; un bac acier sur charpente légère, la toiture de la plupart des entrepôts et usines récentes, non. Deux solutions sont possibles sur un bâtiment : un poteau traversant, du toit jusqu'à une semelle au sol de l'usine, lié à la structure aux niveaux intermédiaires (8 000 à 20 000 € d'étude, de poteau, de percement et d'étanchéité) ; ou, bien plus simple, ne pas monter sur le toit du tout.
* Le vent. À 5 m, le rotor est dans la couche la plus turbulente et la plus lente de l'air. La règle du petit éolien est de se tenir au moins 9 m au-dessus de tout obstacle situé à moins de 150 m : pour un supermarché ou un entrepôt de 8 à 10 m de haut, c'est un mât de 20 m. La page de la version industrielle a calculé cette hauteur : 84 397 kWh par an à 4,5 m/s, 94 059 à 5,5 m/s, 103 351 à 6,5 m/s, pour 64 490 € posé, soit 0,056 à 0,068 €/kWh sur 25 ans. Le mât coûte 7 300 € de plus et rapporte 12 à 13 % de production : le kWh ne bouge pas, et la machine va désormais sur un site moyen.
* L'implantation. Le mât autoportant a sa propre semelle dans le parking ou l'espace vert, comme un candélabre ou un pylône d'enseigne : plus d'étude de structure sur l'existant, plus d'étanchéité, plus d'interruption d'activité. Autour d'un supermarché, c'est quatre mâts aux quatre coins du terrain, à 15 ou 20 m du bâtiment pour sortir des tourbillons des angles, les deux premiers du côté du vent dominant. Le champ au sol de 48 kWc devient une ombrière de parking : en France, la loi du 10 mars 2023 oblige déjà les parkings de plus de 1 500 m² à se couvrir d'ombrières photovoltaïques sur la moitié de leur surface. Le rotor vient se greffer sur un équipement que les enseignes doivent installer de toute façon.
Les règles d'implantation retenues pour tout le plan :
* 36 m entre deux mâts côte à côte (deux cercles de 18 m), 40 m entre deux rangées face au vent (6 à 7 diamètres).
* Rotor à 20 m de hauteur d'axe partout où un bâtiment est à moins de 150 m, à 5 m en terrain dégagé.
* 280 m² d'emprise par module, ombrière ou champ au sol compris. Un grand toit-terrasse ou un parking de 10 000 m² reçoit 5 à 8 modules, pas 50 ; un site de 50 000 m² en reçoit 30 à 35.
* Production retenue dans les comptes : 80 000 kWh par an et par module sur un site ordinaire à 20 m de mât (entre les 84 397 d'un site peu venté et les 75 000 d'un site inland sans vent), 95 000 sur un site venté (côte, crête de parc éolien, digue, aéroport). Ce sont des moyennes mondiales prudentes, pas des maximums.
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3. LES DIX GISEMENTS : OÙ L'ON POSE 109 MILLIONS DE MODULES SANS TOUCHER À LA NATURE
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Le principe : du foncier déjà artificialisé, clôturé ou cultivé, dégagé, et si possible déjà raccordé au réseau. Classés par taille de gisement. Tous les nombres de sites sont des ordres de grandeur, bons à plus ou moins 50 %, et la source de chacun est en bas de page.
| Gisement | Sites | Modules par site | Modules | kWh par module | TWh par an | Part des fossiles | Pourquoi là |
| 1. Exploitations agricoles de plus de 10 ha | 20 millions | 2 | 40 M | 80 000 | 3 200 | 17,5 % | Le gisement géant que les décomptes de bâtiments oublient. 600 millions de fermes dans le monde, 20 millions au-dessus de 10 ha : terrain ouvert, hangar, tracteur pour l'entretien, milieu rural mieux venté que les zones commerciales. Rotor à 20 m au-dessus des cultures, panneaux sur le hangar ou en ombrière agrivoltaïque, autoconsommation des pompes, du froid et du séchage. |
| 2. Usines, sites de production, centres logistiques | 7,5 millions | 5 | 37,5 M | 80 000 | 3 000 | 16,4 % | Le gisement de la première estimation, gardé tel quel : moyenne de 5 modules entre les sites géants qui en prennent 30 et les ateliers qui en prennent 2 ou 3, sur parkings, aires de stockage et espaces verts, mâts de 20 m autour des bâtiments. Consommation continue sur place. |
| 3. Pylônes et postes des lignes électriques | 8 millions de pylônes exploitables | 1 | 8 M | 80 000 | 640 | 3,5 % | Environ 5 millions de km de lignes de transport dans le monde, un pylône tous les 350 m : 14 millions de pylônes, dont 8 millions sur un terrain plat accessible. Le terrain est grevé d'une servitude, inconstructible, dégagé, et le réseau est littéralement au-dessus. Même logique aux postes électriques. |
| 4. Friches industrielles, décharges fermées, carrières, sites miniers | 1,5 million | 5 | 7,5 M | 80 000 | 600 | 3,3 % | Terrains pollués ou instables où rien d'autre ne se construit. Les États-Unis seuls en recensent 450 000. Souvent déjà raccordés par leur ancienne activité. |
| 5. Autoroutes et voies ferrées | 400 000 km d'autoroutes, 1 million de km de voies ferrées | 8 par km, 3 par km | 6,2 M | 80 000 | 500 | 2,7 % | Talus, échangeurs, aires, terre-pleins, délaissés : foncier public, linéaire, clôturé. Sur les lignes électrifiées, le courant alimente directement la caténaire. |
| 6. Parcs éoliens existants | 350 000 grandes éoliennes | 10 | 3,5 M | 95 000 | 330 | 1,8 % | Entre deux grandes éoliennes, 400 à 600 m de terrain ; le vent est garanti par définition, le raccordement, les accès et la maintenance sont là. Les modules à 20 m restent sous la zone balayée par les grandes pales. |
| 7. Barrages, digues, canaux, littoraux aménagés | 60 000 grands barrages, 100 000 km de digues et de côtes aménagées | 15 par barrage, 10 par km | 1,9 M | 95 000 | 180 | 1,0 % | Crêtes de barrages, digues de mer, berges de canaux : linéaires, ventés, propriété publique, et pour les barrages le poste électrique est déjà là. |
| 8. Stations d'épuration, châteaux d'eau, bases militaires, prisons, campus, centres de données | 1 million | 2 | 2 M | 80 000 | 160 | 0,9 % | Sites clôturés, consommateurs continus (pompes, filtration, refroidissement), foncier technique inutilisé. |
| 9. Hôpitaux et grandes surfaces | 830 000 | 2 | 1,7 M | 80 000 | 130 | 0,7 % | La base de la première estimation : 216 000 hôpitaux et 615 000 grandes surfaces, deux à quatre mâts autour du bâtiment sur le parking, ombrières de parking pour le champ au sol. |
| 10. Aéroports et ports | 4 000 aéroports commerciaux, 40 000 aérodromes, 1 000 grands ports, 20 000 ports secondaires | 80, 5, 80, 10 | 0,8 M | 95 000 | 80 | 0,4 % | La première estimation comptait un module par aéroport. Un aéroport commercial a des centaines d'hectares dégagés sans ombrage, un port des kilomètres de quais et de digues sur une côte ventée. Hauteur limitée par les servitudes aéronautiques : mâts de 5 m aux abords des pistes. |
| Total | | | 109 M | | 8 800 | 48 % | 27,5 % de l'électricité totale mondiale |
Deux gisements font les deux tiers du résultat : les fermes et les usines. Les huit autres apportent 2 600 TWh, plus que la production électrique de l'Union européenne, et ce sont les plus faciles à décider, parce que le propriétaire est presque toujours public ou unique : un gestionnaire de réseau, une société d'autoroutes, une compagnie des eaux, un exploitant de parc éolien.
Ce qui n'est pas compté, volontairement : les toits des logements (c'est le domaine des
petits modules, pas de la version industrielle), les terrains agricoles en pleine culture sans bâtiment, les déserts, les forêts, les zones protégées et tout terrain naturel. Le plan n'a pas besoin d'eux.
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4. LE BILAN : 8 800 TWh, ENVIRON LA MOITIÉ DE L'ÉLECTRICITÉ FOSSILE DE LA PLANÈTE
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| Le plan | Valeur | Remarque |
| Modules industriels | 109 millions | 62 kWc de solaire et 10 kW d'éolien chacun |
| Production | 8 800 TWh par an | 48 % de l'électricité fossile mondiale (18 240 TWh), 27,5 % de l'électricité totale (32 000 TWh) |
| Fourchette honnête | 6 000 à 11 000 TWh | un tiers à 60 % des fossiles, selon le nombre réel de sites et de modules par site, à plus ou moins 50 % sur chaque ligne |
| Solaire installé | 6 760 GWc | trois fois le parc photovoltaïque mondial actuel (2 200 à 2 800 GWc) |
| Éolien installé | 1 090 GW de petit éolien | autant que tout l'éolien mondial actuel, mais fabriqué avec des pièces de grande série, pas avec les chaînes des grandes éoliennes |
| Emprise | 30 500 km² | 280 m² par module, 0,02 % des terres émergées, entièrement sur des terrains déjà occupés |
| CO2 évité | 7 milliards de tonnes par an | à 0,8 t de CO2 par MWh fossile remplacé, un cinquième des émissions énergétiques mondiales |
| Équivalence | plus que l'électricité de la Chine | la Chine produit environ 9 500 TWh ; l'Union européenne 2 700, les États-Unis 4 300 |
Pourquoi parler de la moitié des fossiles et non de 27 % du total : parce que c'est la bonne base. L'hydraulique, le nucléaire, l'éolien et le solaire déjà installés n'ont rien à se faire remplacer. Le travail à faire, ce sont les 18 240 TWh qui brûlent quelque chose, et ce plan en prend la moitié. Avec le plan Hydroloop, qui prend l'autre moitié par les grandes centrales de relief, le compte y est.
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5. LE COÛT : 7 100 MILLIARDS D'EUROS, PAYÉS SUR LA FACTURE DE CELUI QUI INSTALLE
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| Coût | Valeur | Remarque |
| Prix d'un module posé | 65 000 € | version industrielle sur mât de 20 m, champ au sol ou ombrière compris, prix de série de dix ; à cent millions d'unités, les prix tombent |
| Coût total | 7 100 milliards € | 109 millions × 65 000 € ; 0,81 M€ par GWh annuel, contre 0,47 pour le plan Hydroloop |
| Sur 20 ans | 355 milliards € par an | un cinquième de ce que le monde investit chaque année dans l'énergie propre (2 000 milliards de dollars) |
| Coût du kWh | 0,056 à 0,068 € | sur 25 ans, pose, entretien et remplacements compris, selon le vent du site |
| À qui il se compare | l'électricité achetée au détail, 0,10 à 0,25 €/kWh | pas aux 35 €/MWh d'une grande centrale : le module produit sur le site qui consomme, sans transport, sans réseau, sans taxe d'acheminement |
| Emplois | 2 millions pendant 20 ans | 6 personnes-an par million d'euros, sur place, non délocalisables : pose, génie civil, électricité, entretien |
Le kWh du module est 1,7 fois plus cher que celui d'une centrale Hydroloop, et il faut le dire. Mais il ne se vend pas au même endroit. Une centrale vend ses kWh sur le marché de gros, 35 à 60 €/MWh, puis le réseau les transporte, les distribue, les taxe, et le client les paie 100 à 250 €/MWh. Le module, lui, est sur le parking de l'usine ou dans la cour de la ferme : son kWh à 60 €/MWh remplace un kWh acheté 150. C'est pour cela que ce plan n'a pas besoin de budget d'État : chaque module se paie sur la facture de celui qui l'installe, en 6 à 12 ans selon le prix local de l'électricité, et les pouvoirs publics n'ont qu'à ouvrir le foncier qu'ils possèdent déjà, pylônes, autoroutes, digues, friches, et à simplifier l'autorisation d'un mât de 20 m.
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6. LA CADENCE : 20 ANS, 5,5 MILLIONS DE MODULES PAR AN
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* Solaire : 6 760 GWc en 20 ans, 340 GWc par an. L'industrie en produit 600 GWc par an aujourd'hui et sa capacité de fabrication dépasse 1 000 GWc. C'est un tiers à la moitié de la production mondiale, pas plus.
* Rotors : 5,5 millions de rotors de 6 × 18 m par an, soit 55 GW de petit éolien par an. C'est la contrainte industrielle nouvelle, mais ce sont des tôles, des panneaux au format standard, des roulements, des génératrices industrielles et des réducteurs de catalogue : l'industrie automobile fait 90 millions de véhicules par an avec plus de pièces chacun.
* Mâts et fondations : 5,5 millions de mâts de 20 m par an, l'équivalent de l'éclairage public et des pylônes de télécommunication que le monde pose chaque année.
* Ordre : d'abord les gisements à propriétaire unique et déjà raccordés (pylônes, parcs éoliens, barrages, autoroutes, friches), parce qu'une seule décision y pose des centaines de milliers de modules ; ensuite les usines et les grandes surfaces, par la réglementation des parkings ; enfin les fermes, par les coopératives agricoles et le crédit, parce que c'est le plus gros gisement et le plus lent à décider.
* Premier chantier : un prototype mesuré un an, puis une série de cent sur un seul gisement (un gestionnaire de réseau qui équipe cent pylônes, ou une société d'autoroutes qui équipe cent aires), pour avoir des chiffres mesurés avant d'en poser un million.
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7. CE QUE CE PLAN FAIT QUE LE PLAN HYDROLOOP NE FAIT PAS, ET L'INVERSE
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Les deux plans ne se concurrencent pas, ils se complètent, et chacun comble le trou de l'autre :
* Le plan Hydroloop a besoin de relief, de vent à 6,5 m/s et de postes électriques : ses sites sont comptés, 87 000, et ils sont loin des villes. Ce plan n'a besoin ni de relief ni de nouvelle ligne : il est déjà là où l'on consomme.
* Le plan Hydroloop stocke : ses centrales rendent 20 à 35 % de leur production à heure choisie, et le réseau en a besoin le soir. Ce plan ne stocke pas : ses 8 800 TWh sont bruts, variables, et au-delà de 15 à 20 % d'intermittent sur un réseau, il faut du stockage. Le couple des deux est plus fort que chacun : des millions de modules décentralisés qui produisent jour et nuit, vent et soleil, et des centrales Hydroloop qui lissent et garantissent.
* Le plan Hydroloop coûte 4 270 milliards d'euros de centrales à décider par des États et des grands énergéticiens. Ce plan coûte 7 100 milliards, mais répartis sur cent millions de factures privées, sans budget public.
* Le goulot du plan Hydroloop est l'industrie des grandes éoliennes, 2 430 GW à fabriquer. Ce plan fait son éolien avec les chaînes du photovoltaïque et de la mécanique de série : il ne prend pas une seule grande éolienne au plan Hydroloop.
* Et le gisement 6, les parcs éoliens existants, est la jonction physique des deux : les 87 000 centrales Hydroloop, une fois construites, offrent entre leurs éoliennes le même terrain venté et raccordé, de quoi poser 10 à 20 modules par machine, soit 25 à 50 millions de modules de plus que ce plan ne compte pas encore.
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8. LES CINQ RÉSERVES À LIRE AVANT DE CITER CETTE PAGE
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* Les nombres de sites. 20 millions de fermes de plus de 10 ha, 7,5 millions d'usines, 8 millions de pylônes exploitables, 1,5 million de friches : chaque chiffre est un ordre de grandeur bâti sur des statistiques mondiales hétérogènes, bon à plus ou moins 50 %. La fourchette du plan est 6 000 à 11 000 TWh ; 8 800 est le milieu, pas une promesse.
* Les modules par site. 2 par ferme et 5 par usine sont des moyennes mondiales ; personne ne les a mesurées. C'est la variable qui fait le plus bouger le total : à 1 module par ferme et 3 par usine, on tombe à 6 000 TWh, un tiers des fossiles.
* La production par module. 80 000 kWh par an sur un site ordinaire vient d'un calcul (pvlib à Brest, Rayleigh, profil logarithmique du vent), pas d'une mesure. Le petit éolien a déçu sur les toits urbains ; c'est pour cela que le plan le met à 20 m, à côté des bâtiments et dans les champs, mais tant qu'un prototype n'a pas tourné un an, ce chiffre reste un calcul.
* Brut, pas net. 8 800 TWh de production variable ne retirent pas 8 800 TWh de centrales pilotables sans stockage, réseaux et réserve. C'est le travail du plan Hydroloop, et c'est pour cela que les deux pages sont liées.
* L'autorisation. Un mât de 20 m demande un permis de construire en France, une servitude aéronautique près des pistes, une distance aux habitations pour le bruit, et l'avis des architectes des bâtiments de France dans les secteurs protégés. Le plan ne marche pas sans une procédure simplifiée pour les mâts de 20 m sur terrain déjà artificialisé, comme il en existe pour les ombrières de parking.
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9. CONCLUSION
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Cent neuf millions de modules industriels du panneau solaire hybride Muhleisen, sur des mâts de 20 m plantés dans les parkings, les cours de ferme, les friches, au pied des pylônes, le long des autoroutes et entre les grandes éoliennes, produisent environ 8 800 TWh par an, la moitié de l'électricité fossile de la planète, sans un hectare de nature, sans relief et sans nouvelle ligne électrique, pour 7 100 milliards d'euros en 20 ans payés sur la facture de ceux qui les installent, 7 milliards de tonnes de CO2 évitées par an et 2 millions d'emplois sur place. L'autre moitié des fossiles, et le stockage qui rend tout cela ferme, c'est le
plan Hydroloop. Le premier plan compte des sites de relief que les États décident ; celui-ci compte des terrains que leurs propriétaires décident, un par un. Ce qu'il faut, c'est un prototype mesuré, puis cent, puis la série ; et un permis simple pour un mât de 20 m sur un terrain déjà bétonné. Les chiffres, les hypothèses et les réserves sont sur cette page, sous licence CC BY 4.0.
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SOURCES
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Panneau solaire hybride Muhleisen, version industrielle, le tableau des hauteurs de 0 à 20 m
Plan mondial Hydroloop : décarboner 50 % de l'électricité mondiale en 10 ans
Ember : Global Electricity Review 2025, production mondiale et parts du mix
AIE : World Energy Investment 2024, 2 000 milliards de dollars par an dans l'énergie propre
FAO : plus de 600 millions d'exploitations agricoles dans le monde, répartition par taille
Statista : nombre d'hôpitaux dans le monde
Food Systems Dashboard : densité de supermarchés pour 100 000 habitants
CIA World Factbook : nombre d'aéroports et d'aérodromes par pays
AIE : Electricity Grids and Secure Energy Transitions, 80 millions de km de lignes électriques dans le monde
EPA : 450 000 friches industrielles recensées aux États-Unis
CIGB : registre mondial des grands barrages, environ 60 000 ouvrages
GWEC : Global Wind Report, parc éolien mondial
IEA PVPS : Snapshot of Global PV Markets, parc photovoltaïque mondial
Légifrance : loi du 10 mars 2023 relative à l'accélération des énergies renouvelables, ombrières sur les parkings de plus de 1 500 m²
Energy Saving Trust : essais de terrain des petites éoliennes au Royaume-Uni, la règle des 9 m au-dessus des obstacles
Wind-Works : Warwick Wind Trials, les petites éoliennes de toit mesurées
Service-public.fr : permis de construire et déclaration préalable selon la hauteur d'une éolienne
Les bonnes idées du site
Olivier Muhleisen en collaboration avec Claude (Anthropic), octobre 2026. Plans, schémas, textes et chiffres sous licence CC BY 4.0.