------------------------------
LE PRINCIPE : LE RUISSEAU, ET OÙ IL COULE
------------------------------
Tout ce que la version 4 révisée a pris s'applique ici : la meilleure machine sur l'unique emplacement, le raccordement dimensionné sur la production, la pompe à vitesse variable, le ballon anti-bélier, le génie civil sur 60 ans, les deux colonnes de prix. Ce qui est propre à la version 3, c'est le ruisseau, et la question que la page d'origine ne posait pas : où coule-t-il par rapport au bassin haut ? La version 3 d'origine suppose un cours d'eau de versant, 160 m au-dessus d'une carrière, qui se prend en amont et se rend en aval : c'est la disposition 1, gravitaire, la meilleure quand le site l'offre, et elle est rare. Le cas courant est un ruisseau en fond de vallon, au niveau du bassin bas : c'est la disposition 2, où le bélier hydraulique fait monter une part de l'eau sans électricité.
| Élément | V3 d'origine (05/10/26) | V3 révisée, disposition 1 (ruisseau en amont) | V3 révisée, disposition 2 (ruisseau en bas, béliers) |
| Éolienne | 1 x 4,5 MW, mât 100 m | 1 x 6 MW, rotor 175 à 180 m, classe III | idem |
| Raccordement | 5 MW | 7 MW, HTA | 7 MW, HTA |
| Bassins | 2 x 20 000 m³ à 160 m, 7,8 MWh | 2 x 30 000 m³, 12 MWh | 2 x 30 000 m³, 12 MWh |
| Pelton / pompe | 1 MW / 1,4 MW | 1,5 MW / 2 MW à vitesse variable | 1,5 MW / 2 MW à vitesse variable |
| Ruisseau | prise partielle 300 L/s en amont, conduite gravitaire, 3,6 GWh | idem, turbiné 12 h par nuit par la Pelton de 1,5 MW | prise partielle 300 L/s en bas, 16 m de chute sur 8 béliers de 40 L/s : 20 L/s refoulés à 160 m, 0,24 GWh |
| Photovoltaïque | 1,5 MWc trackers, 0,6 flottant | 1,5 MWc trackers bifaciaux, 0,05 talus | idem |
| Eau | ruisseau | ruisseau | béliers : 610 000 m³ par an, vingt fois l'évaporation ; impluvium V12 inutile |
| Électricité vendue | 19,85 GWh (18,4 au modèle) | 24,8 GWh | 22,2 GWh |
| Part pilotable | 19 % annoncé, 23 % au modèle, garanti par le ruisseau | 25 %, garanti par le ruisseau | 25 %, selon météo, mais l'eau est garantie |
| Investissement en série | 10,5 M€ | 12,7 M€ à 0,91 M€/MW ; 14,4 à 1,2 | 12,4 M€ à 0,91 ; 14,1 à 1,2 |
| LCOE privé / public | 40 / 34 €/MWh | 36 / 30,5 à 0,91 ; 39,5 / 33,5 à 1,2 | 39,5 / 33,5 à 0,91 ; 44 / 37,5 à 1,2 |
| Temps de retour | 6,9 ans | 5,5 ans à 0,91 ; 6,2 à 1,2 | 5,9 ans à 0,91 ; 6,7 à 1,2 |
------------------------------
1. LE MODÈLE HORAIRE
------------------------------
Le modèle est celui de la
version 13, paramétré. Il n'a pas de ruisseau ; il a un apport de pluie dans le bassin haut, réglé à 1,9 GWh pour la grande retenue. Pour cette page, cet apport a été mis à 3,6 GWh, l'énergie annuelle du ruisseau de 300 L/s à 160 m de chute (0,42 MWh par heure), dans une copie du modèle ; c'est la seule modification. L'appel avec les paramètres d'origine (
6.5 0 1.0 0.6 1 4.5 5 7.8 1 1.4 1.5 0) donne 18,4 GWh ; l'appel révisé (
6.5 0 1.09 0 1 6 7 12 1.5 2 1.5 0.05) donne 24,8 GWh.
| Étape | Éolienne | Stock | Pelton | Vendu | Pilotable | Investissement (série, 0,91 M€/MW) | LCOE privé / public |
| V3 d'origine au modèle | 4,5 MW, rotor 2024 | 7,8 MWh | 1 MW | 18,4 GWh | 23 % | 10,5 M€ (à 1,02) | 40 / 34 (page d'origine) |
| 1. Grand rotor classe III, raccordement 5,5 MW, flottant retiré, pompe à vitesse variable | 4,5 MW | 7,8 MWh | 1 MW | 19,5 GWh | 23 % | 10,9 M€ | 40 / 34 |
| 2. Machine de 6 MW, raccordement 7 MW | 6 MW | 7,8 MWh | 1 MW | 24 GWh | 18 % | 12 M€ | 36,5 / 31, mais le pilotable passe sous 20 % |
| 3. Bassins de 30 000 m³, Pelton 1,5 MW, pompe 2 MW | 6 MW | 12 MWh | 1,5 MW | 24,8 GWh | 25 % | 12,7 M€ | 37,5 / 31,5 |
| 4. Génie civil (3 M€) amorti sur 60 ans (V14) | | | | 24,8 GWh | 25 % | 12,7 M€ | 36 / 30,5 |
| Variante pilotable : Pelton 2 MW, 16 MWh, pompe 2,5 MW | 6 MW | 16 MWh | 2 MW | 24,6 GWh | 32 % | 13,4 M€ | 38 / 32 |
L'étape qui est propre à la version 3 est la troisième : avec une Pelton de 1 MW, le ruisseau ne pouvait être turbiné que 12 MWh par nuit sur les 10 qu'il apporte, et le pompage en plus n'avait pas de place ; avec 1,5 MW et 12 MWh, la Pelton turbine le ruisseau et le pompage de la nuit précédente. C'est pour cela que la version 3 révisée gagne plus de pilotable que la version 4 révisée à la même machine.
| Vent moyen à 120 m | Heures éoliennes | Vendu | Pilotable | LCOE privé / public à 0,91 | à 1,2 |
| 5,5 m/s | 2 760 h | 20 GWh | 31 % | 46 / 39 | 51 / 43 |
| 6,5 m/s (référence) | 3 600 h | 24,8 GWh | 25 % | 36 / 30,5 | 39,5 / 33,5 |
| 7,5 m/s | 4 290 h | 29 GWh | 22 % | 31 / 26 | 34 / 29 |
------------------------------
2. LE BÉLIER HYDRAULIQUE : LA DISPOSITION 2
------------------------------
Le bélier hydraulique est dans l'invention d'origine de 2009, dans la version 1 de 2026 comme module annexe, et la version 3 ECO l'avait retiré avec le pavillon et le multipale comme « 1 % du pompage et la vitrine pédagogique ». C'était juste pour un ruisseau en amont. Pour un ruisseau en bas, c'est faux : le bélier est alors le seul moyen de faire monter l'eau du ruisseau sans électricité, et la page des bonnes idées en a validé ce matin les règles.
* La règle du site : environ 10 m de refoulement par mètre de chute, avec un rendement de 60 à 70 %. Pour refouler à 160 m, il faut 16 m de chute sur le ruisseau, ce qu'un torrent de versant ou un seuil donne sur 100 à 200 m de conduite de batterie en acier (jamais en plastique, dit la liste). Le débit refoulé vaut le débit moteur multiplié par le rapport des hauteurs et par le rendement : 300 L/s x 16 / 160 x 0,65 = 20 L/s.
* 20 L/s, c'est 610 000 m³ par an dans le bassin haut, soit 0,24 GWh turbinés à 160 m : 1 % de la production, 20 à 25 k€ par an. On ne le construit pas pour ça.
* On le construit pour l'eau. L'évaporation de deux bassins de 12 000 m² est de 12 000 à 25 000 m³ par an ; les béliers en apportent vingt fois plus, en continu, sans pompe, sans camion, sans impluvium. Le circuit fermé de la version 4 dépend de la pluie ; celui de la version 3 disposition 2 ne dépend que du ruisseau, qui coule quand il pleut et qui coule encore quand il ne pleut plus.
* Le matériel : huit béliers de 40 L/s (les plus gros du commerce ou de fabrication locale), chacun avec sa conduite de batterie en acier DN200 et sa cloche d'air dimensionnée par la loi de Boyle (vingt fois le volume refoulé par coup pour 5 % d'ondulation), bridés sur un massif de béton ancré, un collecteur de refoulement DN150 de 160 m de dénivelé, un décanteur et une grille à l'amont. 0,15 à 0,2 M€, aucune pièce électrique, un clapet et une soupape à changer tous les deux ou trois ans.
* Ce qu'une pico-turbine ferait à la place : 300 L/s sur 16 m donnent 38 kW, soit 0,3 GWh électriques par an, qui remonteraient 520 000 m³ par la pompe de l'usine. Même eau, mais avec un alternateur, un convertisseur, un câble et un passage par la pompe : trois machines de plus pour le même résultat. Sur un site qui a déjà l'usine, le choix se discute ; sur un site qui veut l'autonomie, le bélier gagne.
* Le prélèvement reste partiel et restitué : les béliers rejettent 93 % de l'eau qu'ils reçoivent dans le lit, quelques mètres plus bas. L'impact sur le ruisseau est celui d'une prise de 20 L/s, pas de 300.
Chiffres de la disposition 2 : la version 4 révisée plus 0,2 M€ de béliers et 0,24 GWh : 22,2 GWh, 12,4 M€, 39,5 / 33,5 €/MWh à 0,91 M€/MW d'éolien, 44 / 37,5 à 1,2. Le kWh est celui de la version 4 révisée, à 0,2 €/MWh près ; ce qui change, c'est que l'eau n'est plus un sujet.
------------------------------
3. LES CHIFFRES EN SÉRIE DE 10 MODULES, DISPOSITION 1
------------------------------
| Poste | V3 d'origine (M€) | V3 révisée (M€) | Ce qui change |
| Éolienne | 4,6 (4,5 MW à 1,02 M€/MW) | 5,5 à 0,91 ; 7,2 à 1,2 (6 MW) | grand rotor, deux colonnes de prix |
| Photovoltaïque trackers 1,5 MWc bifaciaux et talus | 0,85 | 0,88 | bifacial au même prix |
| Photovoltaïque flottant 0,6 MWc | 0,65 | 0 | le ruisseau rend l'eau abondante, le flottant coûtait 45 €/MWh |
| Bassins 2 x 30 000 m³, drainage | 0,95 | 1,35 | exposant 0,8 sur le stock |
| Pelton 1,5 MW, pompe 2 MW à vitesse variable, conduite, trompe, pompes à membrane, ballon | 2,4 | 3,5 | exposant 0,7, plus 10 % pour la vitesse variable |
| Prise d'eau, conduite gravitaire, décanteur, passe à poissons | 0,5 | 0,5 | inchangé (disposition 2 : béliers, 0,2) |
| Raccordement 7 MW HTA, contrôle-commande, bâtiment | 0,65 | 0,8 | |
| Lidar, stock de pièces, instrumentation, sismomètre, station de salissure | | 0,2 | méthode des versions 10 à 14 |
| Total | 10,5 | 12,7 à 0,91 ; 14,4 à 1,2 | |
| OPEX par an | 0,18 | 0,2 | |
Recettes au prix bas : 24,8 GWh à 90 €/MWh, 2,23 M€ ; surprix du pilotable 0,12 ; prime de capacité 0,25 pour 1,5 MW garantis par le ruisseau toute l'année ; OPEX 0,2 ; net 2,4 M€ ; retour 5,3 ans à 12,7 M€, 6 à 14,4. Le ruisseau vaut toujours ce qu'il valait : 4 €/MWh de moins et une garantie 365 jours par rapport à la version 4 révisée, pour 0,5 M€.
------------------------------
4. CE QUI VIENT DES VERSIONS 4 À 14, SANS CHANGER LES GWh
------------------------------
* Ballon anti-bélier au pied de la conduite forcée, dimensionné comme en version 4 révisée (26 bars de Joukowsky sur 16 statiques, ballon de 5 à 10 m³ précharge 13 à 14 bars). À ne pas confondre avec les béliers de la disposition 2 : l'un protège la conduite du coup de bélier, les autres l'utilisent pour pomper.
* Campagne lidar et tableau de sensibilité ; station de salissure et position grêle ; sismomètre à ondes P ; grilles fines devant l'injecteur ; berges sans arbres ; huile ester ; piézomètres ; stock de pièces mutualisé ; Pelton turbinée sur le prix ; génie civil sur 60 ans et repowering ; licence CC BY 4.0.
* L'impluvium de la version 12 n'est pas nécessaire en version 3 : le ruisseau, par gravité ou par béliers, apporte dix à vingt fois plus. Les trackers restent sur gravier clair en site sec pour le bifacial, et sur prairie pâturée en tempéré.
* La retenue d'amont de 100 000 m³ reste une option financée par la protection contre les inondations, comme en versions 3 et 4 d'origine ; en disposition 1, elle se remplit aussi par le ruisseau.
------------------------------
5. CE QUI RESTE PROPRE À LA VERSION 3
------------------------------
* Le ruisseau. Avec lui, le module de 1 MW garantit sa pointe 365 jours par an, ce qu'aucune autre version de la famille ne fait sans torrent ; c'est pour cela que la version 3 est, à égalité avec la version 7 révisée, la meilleure petite centrale de la famille, et qu'il faut la prendre chaque fois qu'un ruisseau de 300 L/s existe.
* L'autorisation de prélèvement : 300 L/s pris et rendus, avec 70 à 80 % du débit laissés dans le lit ; en disposition 2, 20 L/s seulement sont réellement détournés. Le dossier loi sur l'eau décide du calendrier.
* Pelton de 1,5 MW sous le seuil de concession hydroélectrique français de 4,5 MW, raccordement HTA : le module qu'une collectivité décide seule.
------------------------------
6. POUR LE PLAN MONDIAL
------------------------------
Le plan comptait 62 000 modules de versions 3 et 4 révisée à 22 GWh pour 1 368 TWh. Avec la version 3 révisée là où un ruisseau existe (un tiers des sites, en disposition 1 ou 2), la moyenne monte à 23 GWh et il faut 60 000 modules, 87 000 sites au total au lieu de 89 000. Le budget de ce poste ne bouge pas (750 milliards) ; ce qui change, c'est 2 000 sites de moins et un tiers des modules garantis 365 jours. La page du plan est mise à jour.
------------------------------
7. POINTS DE VIGILANCE
------------------------------
* Les 16 m de chute du bélier ne sont pas un détail : ils demandent un torrent de versant ou un seuil, et 100 à 200 m de conduite de batterie en acier bien calée ; sur un ruisseau de plaine, pas de bélier.
* Les béliers sont bruyants (un coup par seconde par bélier) et doivent être à distance des habitations ; un local en béton les atténue.
* Le prélèvement de 300 L/s suppose un cours d'eau d'au moins 400 L/s à l'étiage pour laisser le débit réservé ; sinon la prise est réduite et le ruisseau garantit moins.
* La 6 MW de classe III exige une turbulence modérée que le lidar confirme ; sinon on reste en 4,5 MW à l'étape 1.
* Une seule éolienne, aucune redondance : le ruisseau et la Pelton gardent la pointe, pas la production.
* Les chiffres en série ne valent qu'à partir du dixième module identique.
------------------------------
CONCLUSION
------------------------------
La version 3 révisée gagne 4 €/MWh et un tiers de pilotable par la même recette que les versions 4 et 7 révisées, et elle rend au bélier hydraulique de l'invention d'origine sa vraie place : pas une vitrine, pas une source d'énergie, mais le moyen de faire monter l'eau d'un ruisseau de fond de vallon sans électricité, et de garantir l'eau d'un circuit fermé. Vingt litres par seconde, c'est peu pour un plan mondial et c'est exactement ce qu'il faut à un module de 1 MW. Plans, schémas, textes et code sous licence CC BY 4.0.
------------------------------
SOURCES
------------------------------
Hydroloop Muhleisen 2026 V3 ECO, la page d'origine du 05/10/26
Hydroloop Muhleisen 2026 V4 révisée, la même méthode sans ruisseau
Hydroloop Muhleisen 2026 V7 révisée, la même méthode sur six emplacements
Hydroloop Muhleisen 2026 V1, où le bélier est un module annexe
Le modèle horaire paramétré (Python, sans bibliothèque) ; pour cette page, l'apport du bassin haut a été réglé à 3,6 GWh
Les bonnes idées du site : règles du bélier, loi de Boyle, précharge
Wikipédia : bélier hydraulique
Le plan mondial
Olivier Muhleisen en collaboration avec Claude (Anthropic), octobre 2026. Plans, schémas, textes et code sous licence CC BY 4.0.