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LE PRINCIPE : NE PAS TOUCHER À L'ÉNERGIE, TRAVAILLER L'EAU
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La version 8 a cherché le kWh le moins cher et l'a trouvé. Ses bassins sont décrits en une phrase : bouclier blanc flottant, extracteurs ASD, 3 MWc de photovoltaïque flottant, évaporation réduite de 75 %. C'est juste, mais c'est un principe, pas un dessin. La version 9 fait le dessin. Elle part de trois questions posées en octobre 2026 : pourquoi ne pas refroidir les panneaux avec l'eau du bassin, pourquoi ne pas récupérer l'eau de l'air, et comment éviter de faire rouler des camions-citernes vers une centrale en circuit fermé. Les réponses tiennent en trois chantiers.
| Élément | Version 8 | Version 9 |
| Éolien, Pelton, pompes, conduite, retenue, raccordement | 60 MW, 12 MW, 2 × 8 MW, DN1400, 500 000 m³, 50 MW | inchangé |
| Photovoltaïque au sol sur trackers | 15 MWc, 23,3 GWh | inchangé |
| Photovoltaïque flottant | 3 MWc, 3,5 GWh, un bassin | 6 MWc, 7,0 GWh, 75 % des deux bassins, ancrage à niveau variable |
| Couverture des bassins | bouclier blanc, évaporation réduite de 75 % | PV flottant 75 %, bouclier blanc 20 %, chenaux 5 %, le tout en pente vers des rigoles ; évaporation réduite de 85 % |
| Rosée et pluie tombées sur la couverture | non comptées | rendues au bassin par les rigoles |
| Impluvium sous les 20 ha de trackers (sites secs) | sol naturel, 25 à 30 % de ruissellement | option : bandes imperméables et drains, 80 à 90 % de la pluie récupérée |
| Appoint d'eau des petites versions V1 et V4 | pompes principales ou citerne | option : multipale de 5 m et pompe à piston, sans électricité |
| Électricité vendue | 210 GWh | 213 GWh |
| Investissement en série | 106 M€ | 109 M€ |
| LCOE privé / public | 37 / 31 €/MWh | 37,5 / 31,4 €/MWh |
| Évaporation nette, climat tempéré | 20 000 m³ par an | 12 000 m³ par an |
| Circuit fermé en climat semi-aride | déficit couvert par la retenue | équilibré par la couverture seule, retenue libre pour les crues et l'énergie |
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1. LE PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT : 6 MWc SUR 75 % DES BASSINS
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Les deux bassins font 40 000 m² chacun, 200 m sur 200 m, 5 m de profondeur. Le photovoltaïque flottant se pose à raison d'un mégawatt-crête par hectare. La version 8 en mettait 3 MWc sur un seul bassin ; la version 9 en met 6 MWc sur les deux, soit 60 000 m² de flotteurs.
Pourquoi pas 100 % ? Parce que le niveau d'un bassin de STEP monte et descend de 5 m chaque jour. Les talus sont inclinés à 1 pour 2,5 : quand le niveau baisse de 5 m, le bord de l'eau recule de 12,5 m de chaque côté, et un îlot placé près de la berge se retrouverait posé sur la géomembrane. Au niveau bas, la surface d'eau n'est plus que de 175 m sur 175 m, 76 % de la surface au niveau haut. C'est la règle de la version 9 : 75 % de flotteurs, tenus à 15 m des talus, le reste en bouclier blanc léger qui peut suivre la berge, et 5 % de chenaux ouverts pour la barque d'entretien et le passage de l'air.
L'ancrage est le point technique que la version 8 ne traitait pas. Sur un lac, on ancre les îlots au fond ou à la berge avec des lignes élastiques, et le niveau varie de quelques décimètres par saison. Ici il varie de 5 m par jour, et le fond est une géomembrane qu'on ne perce pas. Deux solutions, qui existent toutes deux sur des carrières en eau : des mâts guides verticaux posés sur des plots béton lestés de 2 à 3 t, eux-mêmes posés sur un géotextile de protection, avec des colliers coulissants sur les flotteurs ; ou des câbles de berge à contrepoids qui gardent une tension constante quel que soit le niveau. La version 9 retient les mâts guides pour les îlots du centre et les câbles à contrepoids pour les bordures. Surcoût : 0,15 M€ par MWc.
Le gain électrique est modeste et il faut le dire : 3 MWc de plus à 1 170 heures, c'est 3,5 GWh bruts, 3,3 GWh vendus une fois la part pompée comptée à 75 %. Le kWh flottant coûte plus cher que le kWh sur tracker (1,1 M€ par MWc avec l'ancrage contre 0,65), parce qu'un flotteur coûte plus qu'un pieu. Si l'on ne regardait que l'électricité, on mettrait ces 3 MWc au sol. On les met sur l'eau pour deux raisons qui ne sont pas électriques : ils ne prennent pas de terrain, et ils couvrent l'eau. Les cellules à 25 °C au lieu de 60 °C donnent 8 à 10 % de plus par kWc, c'est compté dans les 1 170 heures.
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2. LA COUVERTURE COLLECTRICE : PENTE, RIGOLES, ROSÉE
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Une couverture qui réduit l'évaporation existe dans toutes les versions depuis la V1. Ce que la version 9 ajoute, c'est que toute surface posée sur l'eau, panneau ou bouclier, est en pente de 2 à 3 % vers une rigole, et que chaque rigole débouche dans le bassin. L'eau qui tombe sur la couverture retourne à l'eau. Trois sources en profitent.
* La pluie. 800 mm par an sur 80 000 m² de bassins, c'est 64 000 m³. Sur une couverture plate, une partie stagne en flaques et s'évapore avant d'atteindre l'eau. En pente, elle rentre.
* La rosée. Un bouclier blanc et un panneau de verre rayonnent vers le ciel la nuit et descendent 2 à 5 °C sous l'air ambiant. Par nuit claire et calme, il se forme 0,1 à 0,3 mm de rosée, 100 à 150 nuits par an en moyenne montagne. Sur 76 000 m² de surfaces couvertes, c'est 1 500 à 3 000 m³ par an. Ce n'est pas une source, c'est un bonus que la pente ne coûte rien à récupérer.
* L'évaporation sous la couverture. L'air entre les flotteurs et l'eau est ventilé par les extracteurs ASD, qui évitent l'effet de serre. Les ASD sont placés au-dessus des rigoles, pas au-dessus des surfaces froides, pour ne pas aspirer l'air humide qu'on veut condenser.
Résultat sur l'évaporation. Sans couverture, un bassin ouvert en climat tempéré perd 1 m d'eau par an, 80 000 m³ pour les deux bassins. La version 8 ramenait cela à 20 000 m³. La version 9 couvre 95 % de la surface : 4 000 m² de chenaux ouverts perdent 4 000 m³, les 76 000 m² couverts et ventilés en perdent 10 % de ce qu'ils perdraient à l'air libre, 7 600 m³. Total 12 000 m³ par an, et la rosée en rend 1 500 à 3 000. L'évaporation nette est divisée par deux par rapport à la version 8, par huit par rapport à un bassin nu.
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2 BIS. L'IMPLUVIUM SOUS LES TRACKERS : CRÉER LA RESSOURCE, OPTION POUR LES SITES SECS
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La couverture ne récolte pas plus de pluie : ce qui tombe sur le bassin y tombait déjà. Pour récolter plus, il faut une surface qui, sans intervention, laisserait l'eau s'infiltrer. La version 8 en a une toute prête : les 15 MWc de trackers occupent 15 à 20 ha de replats, et le drainage du site va déjà au bassin haut. Sur un sol naturel, 25 à 30 % de la pluie ruisselle jusqu'au drain, le reste s'infiltre ou s'évapore. Si l'on rend ce sol imperméable sous les rangées, on en récupère 80 à 90 %. C'est le principe de l'impluvium, celui des citernes romaines et des lacs collinaires du Maghreb.
* Comment : des bandes de géomembrane ou de sol argileux compacté sous chaque rangée de trackers, avec une légère pente transversale, des drains en pied de rangée et un décanteur avant le bassin haut. Les trackers restent sur leurs pieux ; l'impluvium se pose entre eux.
* Ce que ça donne en climat semi-aride, 300 mm, sur 20 ha : 60 000 m³ tombent, 15 000 ruisselaient, 48 000 sont récupérés. Soit 33 000 m³ de plus par an, deux fois le déficit de la version 8 en semi-aride, dix fois celui d'une version 4.
* Ce que ça coûte : 5 à 8 € par m², 1 à 1,6 M€ pour 20 ha à l'unité, 0,8 à 1,3 M€ en série. Pour l'eau, c'est trois fois plus efficace que les 3 MWc de flottant supplémentaires pour deux fois moins cher.
* Effets secondaires : un sol nu et drainé sous les panneaux demande moins de fauchage et brûle moins ; en contrepartie, la pluie arrive au bassin plus vite et plus chargée, d'où le décanteur, et il faut vérifier que l'on ne prive pas une nappe ou une zone humide en aval de son infiltration.
* Quand : seulement sur les sites secs, ou sans vallon pour une retenue. En climat tempéré, l'eau n'est pas le problème et l'impluvium ne se justifie pas. Pour une version 4 de 2,1 MWc, 3 ha de trackers en impluvium donnent 7 000 m³ par an à 300 mm : l'appoint devient inutile, multipale compris.
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3. LE BILAN D'EAU : TEMPÉRÉ ET SEMI-ARIDE
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La question des camions-citernes ne se pose pas en climat tempéré, où la pluie sur les bassins seuls dépasse déjà l'évaporation. Elle se pose pour le plan mondial, qui place des centrales dans des pays à 300 mm de pluie et 2 m d'évaporation sur bac. Le tableau donne les deux cas, pour la version 8 et la version 9, bassins de 80 000 m².
| Climat et version | Évaporation | Pluie sur les bassins | Rosée | Bilan sans retenue |
| Tempéré, 800 mm, V8 | 20 000 m³ | 64 000 m³ | 0 | +44 000 m³ |
| Tempéré, 800 mm, V9 | 12 000 m³ | 64 000 m³ | 2 000 m³ | +54 000 m³ |
| Semi-aride, 300 mm, V8 | 40 000 m³ | 24 000 m³ | 0 | -16 000 m³, soit 640 camions de 25 m³ ou la retenue |
| Semi-aride, 300 mm, V9 | 23 000 m³ | 24 000 m³ | 1 500 m³ | +2 500 m³ : équilibré |
| Semi-aride, 300 mm, V9 avec impluvium sous 20 ha de trackers | 23 000 m³ | 24 000 m³ plus 48 000 m³ d'impluvium | 1 500 m³ | +50 500 m³ : excédent, retenue et multipale inutiles pour l'eau |
En semi-aride, la version 8 tient grâce à la retenue de pluie de 500 000 m³ : 750 ha à 300 mm avec 25 % de ruissellement donnent 560 000 m³ par an, de quoi combler 16 000 m³ sans camion. La version 9 n'en a plus besoin pour l'eau : la retenue garde ses deux autres rôles, l'écrêtement des crues et les 368 MWh de réserve, et le bassin se suffit. C'est ce qui compte pour les sites sans vallon où la retenue est impossible.
Pour les petites versions en circuit fermé, V1 et V4, dont les bassins font 2 × 4 000 m², le même calcul donne en semi-aride : version 4 telle quelle, 4 000 m³ d'évaporation contre 2 400 m³ de pluie, un déficit de 1 600 m³ par an, soit 64 camions de 25 m³ et 15 000 à 25 000 € par an de livraison ; avec la couverture de la version 9, 2 300 m³ d'évaporation, 2 400 m³ de pluie, 150 m³ de rosée, un excédent de 250 m³. Zéro camion. Avec l'impluvium sous ses 3 ha de trackers, l'excédent passe à 7 000 m³ et l'année sèche ne pose plus de question. C'est là que la couverture collectrice et l'impluvium changent le plus : ils rendent le circuit fermé possible là où il ne l'était pas.
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4. OPTION : LE MULTIPALE D'APPOINT POUR V1 ET V4
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Une année sèche à 150 mm casse l'équilibre ci-dessus : la pluie tombe à 1 200 m³ et il manque 1 000 m³. Les pompes principales peuvent les remonter depuis n'importe quelle source basse pour un coût marginal nul, 0,03 L/s sur une pompe de 1,4 MW ne se voit pas. Mais pour un exploitant qui veut une centrale qui compense ses pertes d'eau sans un watt du réseau, la version 9 propose une option : une éolienne multipale américaine de 5 m de diamètre, sur un mât de 12 à 15 m, entraînant une pompe à piston à travers une conduite de 50 mm depuis le ruisseau, le puits ou le bassin bas jusqu'au bassin haut.
* Ce qu'elle fait : 2 500 à 4 000 m³ par an sur 160 m de dénivelé, par vent moyen de 4 à 5 m/s, en tournant 40 à 50 % du temps. De quoi couvrir le déficit d'une année sèche avec de la marge.
* Ce qu'elle coûte : 10 000 à 15 000 € installée, vingt ans sans électronique, un graissage par an.
* Ce qu'elle n'est pas : une source d'énergie. Un multipale de 5 m donne 300 W par vent de 5 m/s et 60 W à 3 m/s, même s'il démarre à 2,5 m/s. Il faudrait 1 400 multipales pour remplacer l'éolienne de 4,5 MW de la version 1. C'est un module d'autonomie, comme la trompe et les pompes à membrane, et il est présenté comme tel.
* Quand l'installer : jamais sur une version 2, où le ruisseau arrive par gravité au-dessus du bassin haut ; sur une V1 ou V4 seulement si le site est en climat sec et si l'exploitant veut l'autonomie plutôt que le kilowattheure le moins cher.
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5. LES CHIFFRES EN SÉRIE DE 10 CENTRALES
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| Poste | V8 en série (M€) | V9 en série (M€) | Ce qui change |
| 10 éoliennes 6 MW | 52,2 | 52,2 | rien |
| Photovoltaïque : 15 MWc trackers et flottant | 10,3 (3 MWc flottant) | 13,1 (6 MWc flottant, ancrage à niveau variable) | +2,8 |
| Bassins, couverture, drainage | 6,0 | 6,3 | pente, rigoles, collecteurs : +0,3 |
| Pelton, pompes, usine, trompe | 23,4 | 23,4 | rien |
| Conduite forcée | 3,9 | 3,9 | rien |
| Retenue de pluie | 2,0 | 2,0 | rien |
| Raccordement, contrôle-commande, bâtiment | 8,1 | 8,1 | rien |
| Option impluvium sous 20 ha de trackers (sites secs) | | 0,8 à 1,3 | hors total |
| Option multipale (V1 et V4 seulement) | | 0,01 à 0,015 | hors total |
| Total | 106 | 109 | +3 % |
Production vendue 213 GWh (210 plus 3,3 de flottant). OPEX 1,75 M€. Recette nette 19,0 M€ par an aux mêmes prix que la version 8. Temps de retour 5,7 ans en série, inchangé. LCOE 37,5 €/MWh en privé à 4 % sur 30 ans, 31,4 en public à 3 % sur 35 ans, contre 37 et 31 : l'écart est dans l'épaisseur du trait. Investissement par GWh annuel 0,51 M€ contre 0,50.
Lecture honnête : la version 9 ne fait pas baisser le kWh et ne prétend pas le faire. Les 3 M€ de plus achètent 8 000 m³ d'eau par an en climat tempéré, 17 000 m³ en semi-aride, 3,3 GWh, et surtout la possibilité d'un circuit fermé sans retenue et sans camion là où la version 8 avait besoin de l'un ou de l'autre. Pour le plan mondial, où un tiers des 43 000 sites sont en climat sec, c'est ce qui rend ces sites possibles, avec l'impluvium en option sur ces sites-là (1 M€ de plus sur 14 000 centrales). Le budget du plan passe de 4 600 à 4 750 milliards.
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6. CE QUI A ÉTÉ ÉTUDIÉ ET ÉCARTÉ
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* Des panneaux posés au-dessus de la conduite forcée, refroidis par l'eau du tuyau. La conduite offre 600 m², 100 kWc, 0,6 % du parc, et un panneau posé au-dessus d'un tube d'acier ne touche pas l'eau : il faudrait une plaque froide et un circuit. La conduite est souvent enterrée. Le même refroidissement, sur 60 000 m², c'est le flottant.
* Des bassins en escalier tous les 5 m remontés par multipales ou par airlift à air comprimé solaire. L'énergie pour monter 1 m³ de 160 m est la même en une marche ou en 32, 0,44 kWh, et chaque marche ajoute ses pertes, son bassin, sa couverture. L'airlift garde 20 à 40 % de l'énergie qu'on lui donne, derrière un compresseur à 60 % ; une pompe électrique en garde 85 %. Le multipale est à sa taille pour l'appoint, pas pour la boucle.
* Des filets à brouillard. Dans les meilleurs sites du monde ils donnent 5 à 10 L par m² et par jour ; en moyenne montagne européenne 0,5 à 2, quelques jours par mois. Il faudrait 400 000 m² de filets pour compenser l'évaporation de la version 8. La rosée sur la couverture existante fait mieux pour rien.
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7. POINTS DE VIGILANCE
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* Le photovoltaïque flottant sur un bassin de STEP n'a pas encore été construit à cette échelle avec 5 m de marnage quotidien. Les mâts guides et les câbles à contrepoids existent sur des carrières en eau à marnage saisonnier ; le passage au marnage journalier demande un essai sur un bassin de version 1 avant la série.
* Les flotteurs ne doivent jamais toucher la géomembrane : la règle des 15 m aux talus et des 75 % est une marge, pas un optimum, et elle dépend de la pente réelle des talus du site.
* La rosée de 0,1 à 0,3 mm par nuit vaut pour des nuits claires et calmes ; par vent ou sous nuages elle est nulle. Les 1 500 à 3 000 m³ par an sont une moyenne sur 100 à 150 nuits, à mesurer sur le site la première année.
* Le bouclier blanc en pente avec rigoles est une pièce à concevoir : un film polyéthylène blanc sur flotteurs à raidisseurs, pas une toile tissée qui retient l'eau. Sa durée de vie aux UV, 10 à 15 ans, est inférieure à celle des panneaux.
* L'impluvium accélère le ruissellement : décanteur obligatoire avant le bassin, et vérification de l'infiltration que l'on retire au sol en aval (nappe, zone humide, puits de village).
* Les panneaux flottants se salissent plus vite que les trackers (fientes, embruns du bassin) : prévoir un nettoyage depuis les chenaux, compté dans l'OPEX.
* L'option multipale ne doit pas être vendue comme une source : la page le dit, le schéma le dit, et il faudra le redire à chaque fois.
* Les chiffres en série ne valent qu'à partir de la dixième centrale identique, comme pour la version 8.
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CONCLUSION
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La version 8 avait trouvé le kWh le moins cher. La version 9 ne le change pas, elle le rend possible sur plus de sites : ceux qui n'ont pas de vallon pour une retenue, ceux qui sont en climat sec, ceux où l'on ne veut pas voir un camion-citerne. Elle le fait avec des moyens que les versions précédentes contenaient déjà en germe, le flottant, le bouclier, les ASD, le multipale, en leur donnant un dessin et des chiffres. Sur un site sec, l'ordre des leviers est net : la couverture à 95 % supprime la perte, l'impluvium sous les trackers crée la ressource, la rosée est un bonus, le multipale un secours d'année sèche. Pour les petites versions V1 et V4, la couverture collectrice supprime l'appoint d'eau en climat sec, l'impluvium le rend définitivement inutile, et le multipale reste une option pour qui veut l'autonomie. Les plans sont libres de droit.
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SOURCES
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Hydroloop Muhleisen 2026 V8, la version de départ
Hydroloop Muhleisen 2026 V4, le circuit fermé et son bilan d'eau
Hydroloop Muhleisen 2026 V1, les auxiliaires sans électricité dont le multipale
Le plan mondial : décarboner 50 % de l'électricité en 10 ans
Les bonnes idées du site, dont celles reprises ici
Wikipédia : centrale solaire photovoltaïque flottante
Wikipédia : rosée
Wikipédia : impluvium
Wikipédia : éolienne multipale
Olivier Muhleisen en collaboration avec Claude (Anthropic), octobre 2026. Plans libres de droit, open source.